RAGUENEAU (devant la cheminée):
Ma Muse, éloigne-toi, pour que tes yeux charmants N’aillent pas se rougir au feu de ces sarments ! (A un pâtissier, lui montrant des pains): Vous avez mal placé la fente de ces miches: Au milieu la césure,—entre les hémistiches ! (A un autre, lui montrant un pâté inachevé): A ce palais de croûte, il faut, vous, mettre un toit… (A un jeune apprenti, qui, assis par terre, embroche des volailles): Et toi, sur cette broche interminable, toi, Le modeste poulet et la dinde superbe, Alterne-les, mon fils, comme le vieux Malherbe Alternait les grands vers avec les plus petits, Et fais tourner au feu des strophes de rôtis !
— Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac

RAGUENEAU (devant la cheminée):

Ma Muse, éloigne-toi, pour que tes yeux charmants
N’aillent pas se rougir au feu de ces sarments !
(A un pâtissier, lui montrant des pains):
Vous avez mal placé la fente de ces miches:
Au milieu la césure,—entre les hémistiches !
(A un autre, lui montrant un pâté inachevé):
A ce palais de croûte, il faut, vous, mettre un toit…
(A un jeune apprenti, qui, assis par terre, embroche des volailles):
Et toi, sur cette broche interminable, toi,
Le modeste poulet et la dinde superbe,
Alterne-les, mon fils, comme le vieux Malherbe
Alternait les grands vers avec les plus petits,
Et fais tourner au feu des strophes de rôtis !

— Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac

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